Revue de Presse

      <Retour>

 

 Bien faire et le faire savoir !

 

Après une dizaine d'années à Reims, à travailler pour la maison Haussaire Frères, Léon Payan revient à Paris.

Il travaille de 1898 à 1901, pour la prestigieuse Société Artistique de Peinture sur Verre fondée par Charles Marie Champigneulle.

                       (Voir la page "Les peintres verriers")

Nous avons recencé une douzaine d'églises en Bretagne  où la SAPV à posé des vitraux entre 1896 et 1901:

   4, en 1896  et 1897; 

   8, entre 1898 et 1901, pour lesquelles Léon Payan est le dessinateur.

 En 1900 à Plounéour Trez on voit  la transition entre Charles Champigneulle  et Léon Payan. 

 

  A la suite de la pose des derniers vitraux  en mars 1900,  la SAPV fait paraître cette publicité dans l'Ouest Eclair:

Elle paraîtra en  3ème page,  17 fois  du  19 avril au 08 juin 1900. 

 

  Une nouvelle publicité de la SAPV, paraît le 1er décembre 1901,

 et cinq fois dans les deux semaines suivantes,

 à propos des vitraux de Ploudaniel.

                     

 

 

 

   Dans deux autres  cas, Kerlouan et Concoret la transition se fait entre La SAPV (avec Léon Payan) 

et Léon Payan et J Guyonnet, au moment où il fondent leur  atelier. 

       Pour que  Léon Payan puisse partir de la SAPV  en conservant la poursuite des  réalisations en cours, il fallait que ce soit ses clients et, sans doute, que Léon Payan ait un statut spécifique le permettant.

U n début d'explication nous est donné par la publicité qu'a fait paraître Léon Payan  dans le Journal catholique, L'Etoile de la Mer :

                  

 

Cette publicité sera publiée régulièrement de mars à aout 1901. Léon Payan  est  représentant de la SAPV, mais c'est sa propre adresse qui est donnée. La dernière parution sera dans le numéro du 08 aout 1901.

                                      

 

Ensuite paraîtra, dés le 05 Septembre, la publicité pour son atelier,  et chaque semaine jusqu'au n° du 24 Décembre 1901

                                                

 

A partir de janvier 1902 la publicité paraît dans L'Ouest Eclair qui avait absorbé l'Etoile de la Mer et l'avait ajouté à son titre.

                      

 

La publicité du 15 janvier 1902 est semblable aux précédentes.                                        Sur la suivante le 23 janvier 1902  l'adresse a changé;

                                                                                                                                                          elle restera celle de l'atelier jusqu'en 1906.

 

                   

la publicité continuera tout au long de l'année 1902...

 

Comme pour Plounéour Trez, Léon Payan fait paraître

dans l'Ouest Eclair, une publicité en forme d'article,

Le 26 janvier 1902 à propos des nouveaux vitraux de Kersaint

 et de ceux de Concoret.

 

La SAPV avait réalisé des vitraux pour Kersaint en 1896. Ceux de l'atelier de Léon Payan sont posés en 1901.

Il n'y a pas dans ce cas de continuité directe des travaux, mais là encore le Recteur ne s'adresse plus à la SAPV mais à Léon Payan.

Léon Payan et J Guyonnet réaliseront au cours des années 1901 et 1902,

7 chantiers de vitraux en Bretagne.

 

 

      

                                  

 

Un nouvel article paraît  dans l'Ouest Eclair  du 13 février 1902, où sont évoqués  les vitraux de:

_ Landunvez, _ Concoret, _ 24 scènes pour Kerlouan,  (4 hautes fenêtres comportant chacune 6 scènes) et _ Fougère.

 

                     

 

 

                                                                                   _____________________________

Une autre source documentaire donne quelques précisions, succintes, sur la constitution de la société Payan et Guyonnet

le Journal Hebdomadaire, "Archives commerciales de la France"  publie les constitutions, modifications, cession, et dissolutions de sociétés

Dans le n° 104, 23e année, du 28 décembre 1901:                  

                                                                                                                                

l'association avec J Guyonnet  ne durera que quelques mois.                       

A la fin de l'année 1902, le 08 Novembre, J Guyonnet revend ses parts à François Haussaire.  L'annonce paraît le 21 janvier 1903.

                                                                                   _____________________________

 

L'annonce de la modification de la société passe dans l'Ouest Eclair, 

  le 14 novembre 1902.  

  La "fusion" des ateliers va permettre le financement des nouveaux projets qui affluent.     L'année 1903 verra la réalisation de 9 chantiers en Bretagne.

 

Les signatures des vitraux illustrent les deux périodes.

 

 

 

Après la fusion des ateliers Haussaire et Payan, nous ne retrouvons plus les encarts publicitaires dans l'Ouest Eclair,

 mais le 06 avril 1903, un nouveau grand article sur l'activité des peintres verriers.

_ Cette fois l'article débute sur un réquisitoire sur les conséquences des interdictions d'enseigner faites aux congrégations. La principale dans le domaine des arts religieux étant une baisse dramatique des emplois.

 (Le débat parlementaire du 26 mars 1903, eut pour conséquence non seulement l'interdiction d'enseigner, mais l'explusion et l'exil des congrégations. Il préparait la loi de 1905, sur la  séparation de l'Eglise et de l'Etat.)

_ Ensuite comme lors de la précédente "visite" de l'atelier, la liste des projets en cours ou récemment terminés :

   Dirinon, Lamballe, Plumaugat, Dinan (chapelle des Cordeliers), Concoret, Fougère, Plabennec.

La description des 3 vitraux du choeur de la chapelle des Cordeliers est particulièrement intéressante, dans la mesure où les vitraux de 1903 ont disparu lors d'un bombardement en 1944. Ils ont été remplacés en 1946 par trois vitraux de l'atelier Bordereau (successeur de l'atelier de Léon Payan). Ce que nous révèle l'article c'est que les thèmes et intitulés des vitraux de 1903 ont été exactement repris en1946, même si les dessins et styles n'ont rien de communs (voir la galerie des Cordeliers de Dinan).

François Haussaire et Léon Payan réaliseront en Bretagne,  4 chantiers en 1904,     3 en 1905,     1 en 1906. 

                                                                                   _____________________________

Durant la période 1900 à 1905, on ne retrouve que deux ateliers de vitraux faisant paraître de la publicité dans l'Ouest Eclair.

L'atelier Felep, de Landerneau en 1902 et 1903                            et l'atelier Rault, de Rennes, de 1900 à 1904

                                                                

                                                                                   _____________________________

 

La loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat accentua encore la pénurie d'emploi dans les arts religieux.

En 1906 la pénurie de commande et la disparition d'Ernest Haussaire , amena François Haussaire à recentrer ses activités sur l'atelier de Reims. Les derniers chantiers de Haussaire et Payan portent l'indication Reims au lieu de l'habituelle adresse à Paris.

 

    L' atelier figure dans l'annuaire  de l'union fraternelle du commerce et de l'industrie

  en 1904, 1905 et 1906

 

La même année  Léon Payan seul déménagera son atelier à Joinville-le-Pont, où les loyers étaient moins chers.

Il n'y aura quasiment plus d'activité pour l'atelier en Bretagne, sauf un imporant chantier à  Pléneuf en 1910 et 1911.

Entre 1906 et 1911 Léon Payan arrivera à maintenir son atelier, vraissemblablement en diversifiant son activité (vitraux civils)....

    Nous n'avons retrouvé aucune trace de publicité durant cette période.

 

Léon Payan fermera son atelier en 1911, et ne le réouvrira avec François Haussaire qu'en 1920.

 

 

A partir de 1919, l'activité est essenciellement tournée vers la restauration des églises endomagées par la guerre.

En 1922 Haussaire et Payan retrouvent la Bretagne pour le chantier  de la Chapelle du Val André  et de nouveau un article du 05 Septembre 1922 dans l'Ouest Eclair vient ponctuer ce travail.

 

En 1923 François Hausaire vend l'atelier à  Georges Merklen , Léon Payan continura à le diriger jusquà ce que la maladie l'oblige à se retirer.

 

              ______________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Sources documetaires: voir la page  Inventaire, sous menu: Bibliographie

      <Retour>

 

 

© 2017 Daniel Guyez